La journée électorale du 5 novembre aux États-Unis entraîne un mouvement important du côté des médias. En effet, alors que Kamala Harris et Donald Trump sont au coude à coude dans les sondages, en France, les chaînes de télévision et les radios déploient les grands moyens pour couvrir en direct cette journée électorale à fort enjeu.
J’ai choisis de partir de cet article puisqu’il s’ancre dans un contexte plus qu’actuel et qu’il traite donc de communication politique, un sujet qui m’intéresse beaucoup et que nous n’abordons pas énormément.
Ainsi, pour cette journée le groupe TF1 va délocaliser le studio de LCI à Washington, afin d’être au plus près de l’événement. Un rooftop avec vue sur le Capitole a été loué et une équipe d’une quarantaine de personnes a été envoyée pour couvrir le scrutin américain. Ce n’est pas tout puisque France Télévisions assure le journal de 20h depuis le 4 novembre en direct de New-York. France Inter et Franceinfo organisent dans la nuit du 5 au 6 novembre une « Nuit américaine » en compagnie de spécialistes et d’envoyés spéciaux partout aux États-Unis. Enfin, BFMTV, délocalisé depuis dimanche 3 novembre à New York, se compose d’une équipe de onze reporters aux États-Unis.
Nous pouvons alors constater l’importance actuelle pour les médias d’être mobiles et de déployer des moyens toujours plus exceptionnels afin de faire plus d’audience. En effet, la couverture d’événements majeurs crée un engagement accru du public. Le déplacement permet de diversifier les formats de contenu : reportages en direct, interviews, analyses en plateau, et des émissions spéciales. Cela peut aussi inclure des éléments visuels forts tel que des images de foules, ou des décors emblématiques qui captent l’attention des spectateurs.
Enfin, les médias peuvent interagir avec leur audience en temps réel via les réseaux sociaux, recueillir des réactions, et susciter des débats. Cela contribue à créer une communauté autour des événements, incitant les spectateurs à suivre l’actualité et à participer aux discussions.
Cet article est donc intéressant puisqu’il permet de mettre en lumière la manière dont les médias ont du s’adapter pour répondre à des demandes élevés face à des évènements d’importance mondiale.
« Truth Social » : pourquoi Donald Trump lance son propre réseau social
Cette évolution se ressent donc énormément en politique, dans laquelle les médias jouent un rôle toujours plus importants. En effet, les réseaux sociaux permettent aux acteurs politiques de toucher un large public. Ainsi, nous pouvons prendre l’exemple de Donald Trump et de la création de son réseau social « Truth Social ». La création de ce réseau social est né de son bannissement de Twitter, et il se veut « non-censuré ». Comme nous pouvons le lire sur cet article « le lancement d’un réseau social sur lequel il a tout pouvoir est également une brique supplémentaire dans une nouvelle campagne de Donald Trump à l’élection présidentielle de 2024. » Ainsi les médias tel que les réseaux sociaux se montrent importants afin de permettre une communication politique.
Les médias font-ils l’élection ? Ceux qui y croient le plus sont les politiques | France Culture
Cependant, avec des moyens toujours plus exceptionnels déployés par les médias, notamment dans des contextes politiques importants, et par la présence d’acteurs politiques sur les réseaux sociaux, nous pouvons nous demander si les médias peuvent vraiment changer le cours d’une élection.
Cet article de France Culture explique que cette question est constamment réétudiée à cause de l’évolution des médias. Ainsi, des études ont montré que non, les médias ne sont pas si puissants que ça. En effet, l’utilisation de la radio à l’époque, et de la télévision aujourd’hui, ne suffit pas à influencer une élection, il faut prendre en compte d’autres critères tel que l’importance des « opinions leaders », qui ont eux une influence bien plus importante que les médias. Ainsi, des études sociologiques ont pu montrer que ce sont les personnalités politiques qui croient le plus au pouvoir des médias, lorsque ce qui compte le plus dans le façonnement des opinions reste les interactions personnelles.
Nous pouvons donc en conclure que les médias investissent grandement dans le domaine politique afin d’attirer toujours plus d’audience, et que les personnalités politiques investissent les réseaux sociaux car elles voient en eux un bon moyen de communication politique. Cependant, cette communication est limitée puisqu’il existe d’autres facteurs plus influents que la simple présence d’un média dans le choix politique d’un électeur.
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