Chaque année en France, près de 60 000 femmes sont touchées par le cancer du sein. Jusqu’au jeudi 31 octobre 2024, c’est le mois d’Octobre rose, une campagne annuelle destinée à sensibiliser au dépistage de la maladie et à récolter des fonds pour la recherche. Une mobilisation reconnaissable par son emblématique ruban rose.

Alors comme tous les ans, à ce même mois les marques, agences ou encore associations participent à la sensibilisation au cancer du sein. Retour sur 3 actions marketing créatives soutenant Octobre Rose !

CNP Assurances et l’agence The Good Company s’associent dans une campagne de sensibilisation axée sur les difficultés rencontrées par les femmes ayant surmonté un cancer du sein pour accéder à la propriété. En détournant les codes de l’immobilier avec des messages percutants tels que « Pas à vendre aux femmes ayant eu un cancer du sein », cette initiative met en lumière que ces femmes peuvent désormais souscrire à une assurance emprunteur sans surprimes ni restrictions après la fin. de leur traitement. Visible sur les plateformes immobilières et relayées par les collaborateurs du CNP, la campagne sensibilise à cette problématique méconnue et propose des ressources via des QR codes et numéros dédiés.

La Ligue contre le cancer, en partenariat avec DDB Paris, lance une campagne touchante rappelant que les femmes sont souvent soutenues par d’autres femmes tout au long de leur vie. Inspirée par la tendance « girl’s girls » des réseaux sociaux, cette campagne évoque l’importance de la sororité face au cancer du sein avec un message simple : « Prenons soin les unes des autres ». Les visuels, empreints de nostalgie et d’espoir, sont diffusés en presse et sur le numérique tout au long d’Octobre Rose, invitant à la solidarité et à l’échange autour de cette maladie.

Pour la troisième année consécutive, Courir poursuit son engagement en faveur de la lutte contre le cancer du sein avec son opération solidaire « Pink Spirit », en partenariat avec l’association Ruban Rose. Cette année, l’enseigne dévoile une nouvelle campagne intitulée « Liés », mettant en avant un symbole simple mais chargé de sens : le lacet rose. Chaque lacet, noué autour d’une paire de baskets, devient un geste symbolique de solidarité envers les femmes touchées par cette maladie. En plus d’être un signe visible de soutien, ces lacets sont vendus au prix symbolique de 1 euro, et l’intégralité des bénéfices est reversée à l’association Ruban Rose. Avec cette initiative, la marque invite sa communauté à participer activement à la cause, tout en soulignant l’importance du collectif dans la lutte contre le cancer du sein.

POUQUOI AVOIR CHOISI CETTE INFORMATION ?

J’ai choisi de traiter de cette information, car je trouve intéressante la manière dont ce qui était au départ que de la prévention contre une maladie devient un phénomène de prévention et de communication mondial. Toutes les marques et entremises, qu’elles soient proches ou éloignées du sujet dans leurs secteurs, s’engagent pour soutenir et prévenir sur cette cause. Ces campagnes ne se contentent pas de récolter des fonds pour la recherche ; elles permettent également d’informer le public sur l’importance du dépistage précoce, de briser les tabous autour de la maladie et de soutenir celles qui en sont affectées. Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est la manière dont ces campagnes allient créativité, émotion et action concrète.

Ouverture

Ce type de campagne de prévention autour de la santé publique est présent pour prévenir d’autres maladies répandues et taboues, notamment celle pour le VIH/SIDA. Par exemple, l’année dernière, AIDES, une association française de lutte contre le VIH, avait lancé une campagne Accès sur la sérophobie à l’occasion du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Son slogan était : « Le VIH ne m’empêche pas de vivre, les préjugés oui. » En mettant en avant les voix d’Andréa, Flavie, Nicolas, Nina et Yann, cinq personnes vivantes avec le VIH ayant des parcours variés, AIDES a cherché à bousculer les idées concernant cette maladie et les personnes qui vivent avec. Leurs témoignages vidéo, racontés par Oxmo Puccino, Eddy De Pretto et Pascale Clark, ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias, et ont également été projetés à la télévision à la fin décembre 2021.