
La Défense Arena, inaugurée en 2017, est encore une salle récente dans l’événementiel à Paris. Elle peut accueillir jusqu’à 45 000 spectateurs devenant la plus grande salle européenne recevant des concerts internationaux, compétitions sportives et événements de marque, au cœur d’un quartier d’affaires historique tourné vers les grandes entreprises.
Tout d’abord, comme l’explique l’article du média j’ai un pote dans la com, la salle de spectacle tire sa notoriété lors de moments exceptionnels. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont marqué un tournant : en accueillant les épreuves de natation, l’Arena est devenue un lieu emblématique grâce à une piscine temporaire, largement relayée par la presse et les médias. Quelques mois plus tard, les concerts de Taylor Swift ont confirmé son attractivité internationale : plusieurs dates à Paris ont eu lieu en mai 2024, les concerts ont attiré un public international qui a rassemblé au total plus de 180 000 personnes. Pendant ces événements, La Défense n’est plus simplement un quartier d’affaires mais elle devient un lieu de rassemblement et d’émotion. Cependant, la taille même de l’Arena, conçue pour accueillir jusqu’à 45 000 personnes, rend son remplissage difficile en dehors de ces temps forts. Seuls des artistes internationaux ou des événements mondiaux comme les JO permettent de remplir complètement la salle. Par conséquent, la rentabilité à long terme reste un vrai défi, et l’interview de Céline Trioux, Directrice Marketing et communication soulève les enjeux de fidélisation de publics réguliers. Elle met en avant une approche expérientielle du lieu et la diversité d’évènements proposés, un atout majeur du lieu.
Puis, pour prolonger ces pics d’attention, la salle mise beaucoup sur la communication sur les réseaux sociaux mais aussi sur les partenariats. Elle ne se contente plus d’accueillir des événements. Selon un second article de j’ai un pote de la com sur La Défense Arena, la salle de spectacle grâce à un partenariat avec la plateforme HBO Max proposerait prochainement des activités interactives autour de séries populaires comme Game of Thrones ou Euphoria. Ils permettront aux spectateurs de circuler dans des décors thématiques, de découvrir des mises en scène inspirées des univers des séries et de participer à des activités liées aux intrigues des différentes séries/saga. Ici, le but n’est pas de simplement regarder la série en direct mais de prolonger et capitaliser sur les univers fictionnels du catalogue HBO. Ainsi l’article montre que ce partenariat permet à la fois à HBO Max de se développer en France et à La Défense de se réinventer et de rencontrer un public plus stable et durable.
Cette stratégie s’explique par le contexte. Paris est saturée de grandes salles comme l’Accor Arena ou le Stade de France qui se disputent les mêmes tournées et budgets de marque. Dans cette concurrence, la visibilité et l’expérience proposées deviennent des leviers aussi importants que la programmation elle-même. Le soutien ponctuel des grandes entreprises de La Défense aide un peu les privatisations et partenariats ciblés mais il ne suffit pas à créer une fréquentation régulière. Le quartier est économiquement puissant, mais l’économie du divertissement y reste fragile.
Comme le rappelle Défense 92, un site d’information spécialisé dans l’actualité du quartier de La Défense, le quartier doit se réinventer régulièrement pour ne pas vaciller, tout en restant ancré dans une économie de bureaux. La solidité du territoire contraste avec la difficulté à installer durablement des activités culturelles et événementielles autonomes.
En conclusion, Paris La Défense Arena incarne cette tension : un lieu capable de faire vibrer des dizaines de milliers de spectateurs, de capter l’attention mondiale et de séduire les marques, mais encore dépendant de stratégies de communication pour exister durablement dans un quartier pensé avant tout pour l’économie d’entreprise.
Écrit par Inès Carval.