
Source de la photo : J’ai un pote dans la com
Cette semaine, J’ai un pote dans la com revient sur le parcours du média neo, cinq ans après son lancement. À contre-courant d’un paysage médiatique souvent saturé par le clash et la polarisation, neo a choisi un positionnement éditorial clair : positif, populaire et ancré dans les territoires, avec des récits centrés sur des personnes, des initiatives locales et des traditions culturelles. Un parti pris qui touche un large public, avec plus de 40 millions de comptes français touchés chaque mois sur les réseaux sociaux.
Neo illustre un phénomène proche du “cultural marketing”, c’est-à-dire la capacité à créer des contenus qui s’adaptent aux codes, aux habitudes et aux centres d’intérêt d’un public spécifique. Dans le cas de Neo, cela ne se limite pas à valoriser un territoire : la rédaction s’attache à raconter des histoires qui résonnent avec différentes communautés françaises, qu’il s’agisse des artisans d’un village, d’initiatives citoyennes locales ou de parcours de Français ordinaires mais inspirants. Par exemple, la série de vidéos sur les villageois qui relancent des traditions locales ou sur les entrepreneurs en banlieue permet au public de se sentir représenté et connecté à des réalités concrètes et partagées, celle-ci est disponible sur dailymotion.
Cette logique peut se rapprocher de campagnes éditoriales ou médiatiques qui créent un lien émotionnel en s’inscrivant dans des pratiques culturelles : Neo transforme chaque récit en moment collectif ou partagé, que ce soit à travers le visionnage en famille sur WhatsApp, ou via le partage des vidéos sur les réseaux sociaux, ce qui permet de rassembler différentes générations autour d’une expérience commune. Le contenu ne vise pas le buzz ou la controverse, mais la reconnaissance et l’identification, donnant ainsi aux publics un sentiment de proximité et d’appartenance.
Plutôt que commenter ou polémiquer, neo privilégie le récit : portraits d’artisans, histoires de villages, initiatives locales, parcours de Français ordinaires mais inspirants. Ces formats sont pensés pour être partageables, notamment dans des groupes familiaux sur WhatsApp, ce qui explique leur portée intergénérationnelle. La rédaction mise sur la sincérité et la proximité : ici, le digital ne remplace pas le réel, il le met en lumière.
Ce positionnement séduit également les annonceurs, qui voient dans ce type de contenu une opportunité de s’associer à des moments partagés et significatifs pour les publics. En ce sens, neo démontre qu’un média peut combiner succès éditorial et pertinence commerciale, tout en s’appuyant sur des usages culturels et sociaux réels, loin de l’uniformité et de la polarisation médiatique.
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